Approche printanière en eau close

Approche printanière en eau close

 

Le printemps approche !!!

 

Une saison particulière où les conditions climatiques ne sont pas souvent favorables, pour réussir sa pêche. Malgré tout, les carpes commencent à sortir de leur léthargie hivernale et le cheptel s’éparpille en rejoignant les eaux les moins profondes, généralement plus chaudes et plus riches en nourriture naturelle.

 

 L’hiver, je privilégie les pêches opportunistes avec des micros amorçages sur des zones de confort thermique. Il me paraît intéressant d’essayer de repérer ces zones et les heures d’alimentation des poissons afin de pouvoir devenir plus performant par la suite et ainsi éviter de perdre inutilement son temps dans un froid parfois insoutenable. Les appâts que j’utilise généralement à cette époque, sont des bouillettes broyées additionnées de farine, un mélange simple qui me réussit plutôt bien.

Dans le court récit qui suit, je vais vous parler de la transition de l’hiver au printemps, qui, suivant les années, se déroule généralement courant (Mars/Avril). C’est lorsque le soleil est au zénith, que dans bien des cas, ces courtes périodes incitent les poissons à s’alimenter un peu.

Place au printemps désormais !!

 

Là, les complications commencent, l’eau prend doucement quelques degrés et badaboum… un coup de giboulée… et paf ! l’activité redescend d’emblée. En général, en cette période, le temps est en dents de scie et étant donné que l’activité de nos chères carpes dépend intrinsèquement des conditions climatiques, cela semble logique.

<< Tout d’abord analyser la dynamique d’un plan d’eau en cette période est primordial pour espérer piéger quelques sujets. >>

Je me suis aperçu que les zones que je pêchais l’hiver étaient souvent délaissées par les carpes le printemps venu. Après mûre réflexion, cela reste plutôt logique, les eaux moins profondes se réchauffent plus rapidement et la nourriture naturelle reprend vie sur ces zones. D’après mes expériences, le temps idéal en cette saison (vent d’ouest soutenu, température stable +/- 15 à 17°, nuit douce 10°) avec des conditions semblables on peut envisager les choses sérieuses.

Plan d’action: allez, c’est parti…

je multiplie les pêches rapides d’environ 3 heures par poste, afin d’essayer de comprendre ce qu’il se passe sous le miroir, où les poissons se trouvent ? vagabondent-ils ? est-ce qu’ils se nourrissent ? combien sont-ils ? beaucoup d’énigmes à résoudre…..

<< Pas si compliqué que ça ! >>( rires )

Idéalement, les choix des postes sont ceux qui me permettent d’exploiter des profondeurs intermédiaires et de préférence avec un vent de face, s’il est doux ou vent dans le dos s’il est froid.

Placement des cannes :

. Une au plus profond sans trop me soucier du substrat.

. Une en profondeur intermédiaire.

. La dernière au moins profond dans la limite du raisonnable : dans environ 50 à 80 cm d’eau.

Dans un premier temps, J’aborde ma pêche avec un amorçage léger, composé de bouillettes (carnées), de farine, et de micros graines (chènevis, canaris, blés), quoi qu’il en soit j’adapte par la suite les quantités en fonction de l’activité et de la population de blancs.

En multipliant cette approche, je vais essayer de répondre à quelques questions, trouver les poissons, savoir dans quelle profondeur ils se trouvent, et suivant le nombre de touches, évaluer plus ou moins leur nombre et leurs humeurs.

Une fois les carpes trouvées, tout est possible !

Une belle prise d’une longue série, avec de nombreuses touches sur une demi-journée.

Poissons repérés, c’est le moment de changer de stratégie. Je vais placer 2 cannes sur la zone la plus productive, une au centre de mon amorçage et l’autre en périphérie. Par la suite, l’augmentation de la quantité d’amorçage s’effectue au fur et à mesure des prises. D’ailleurs à chacune d’entre-elles, l’observation des déjections est importante, car dans bon nombre des cas on peut y déceler ce que les carpes ont consommé précédemment ( + de bouillettes que de graines ou vis vers ça). Privilégier les appâts qu’elles recherchent en priorité, pour éviter qu’elles ne délaissent la zone. En règle générale le coup reste productif tant que le temps reste stable et jusqu’à la fin du cycle lunaire en cours (observation personnelle).

Dès que les conditions climatiques changent et que l’activité diminue, je réitère le même plan d’action etc…..

Très important !! laissé reposer la zone est primordial. Pour ma part, je ne dépasse jamais 12 h de pêche par session de 24 h, afin d’éviter de semer la panique sur cette dernière, sauf exception météo, gros changement de temps en prévision, ou je sais pertinemment bien que l’activité va en prendre un sérieux coup. C’est le moment où il faut essayer de sortir les derniers poissons avant le retour au calme plat.

Début de saison, premier redoux, et un beau poisson en prime.

Le printemps est une saison compliquée à aborder, bon nombre d’entre nous font un break hivernal et sont remontés à comme jamais dès que les premiers rayons de soleil réchauffent les eaux et les cœurs.

 

Constat :

pour cette saison privilégier les sessions courtes, ne pas ce précipiter et ne pas insister au même endroit au risque d’être déçu ou passez à côté d’un véritable carton printanier, ou même pire loupé son début de saison.

Chacun pêche comme il l’entend, les principaux sont la passion, le plaisir, le partage et de se satisfaire des résultats que l’on obtient.

Merci beaucoup et très vite amis pêcheurs.

ludo

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