ATTRACTION DES BOUILLETTES

PRINCIPES D’ATTRACTION DES BOUILLETTES

LES DIFFERENTS COMPOSANTS

Un arôme

L’arôme est une combinaison de molécules odorantes (esters, acides et aldéhydes) mélangés avec un solvant qui peut selon le cas être hydrosoluble (soluble dans l’eau) ou liposoluble (soluble dans l’huile).

A retenir :

 La carpe a une perception des arômes totalement différente de la nôtre. En tant qu’être humain nous ne pouvons détecter une odeur que lorsqu’elle est sous forme gazeuse ou de micro particules dans l’air. Nous sommes dans l’impossibilité de déceler un arôme dans l’eau. Lorsque vous sortez un poisson de son
élément, il ne dégage aucune odeur. Ce n’est qu’après quelques instants que vous êtes capables de reconnaître cette dernière. Le mucus du poisson a partiellement séché et devient perceptible dans l’air. Il nous est difficile de juger de la qualité et de l’efficacité d’un arôme destiné à la pêche car nous
n’avons pas les mêmes organes sensoriels que la carpe. Souvent le carpiste porte son choix sur un arôme en fonction de la puissance olfactive. Cette puissance est seulement le signe qu’il possède une bonne diffusion dans l’air grâce à un solvant très volatil. Ce dernier n’est pas obligatoirement adapté à une diffusion dans l’eau. Il faut être prudent dans nos choix et ne pas toujours se fier à notre nez. La carpe à un sens olfacto gustatif très développé. Elle est capable de sentir et de goûter en même temps. La diffusion dans l’eau se fait de deux manières : par une solubilité totale ou une solubilité partielle. Le premier type de diffusion correspond à des solvants tels que l’alcool, le propylène glycol ou tout simplement
l’eau. Le deuxième correspond à une diffusion particulaire ayant comme support des bases huileuses. Avant d’aller plus loin dans les utilisations de l’une ou l’autre forme de diffusion, il faut revenir à la fonction première de l’arôme. Il doit guider le poisson vers votre esche ou votre amorçage.
En fonction du mode de pêche et du lieu de pêche, vous devez faire le choix d’un type de diffusion pour obtenir une efficacité maximale.

Les huiles essentielles

 Elles sont naturelles et sont obtenues à partir de végétaux ( laurier, menthe…), de peaux de fruits pour les citrus (agrumes), ou également d’épices. Les méthodes d’extraction de ces huiles sont souvent la distillation à la vapeur d’eau pour les végétaux et les épices, et l’expression pour les agrumes.

 Dans tous les cas, l’huile essentielle devra être associée à un émulsifiant pour obtenir une diffusion adaptée à l’eau. Elles peuvent d’ailleurs être avantageusement couplées à un arôme.

Conseil du Druide :

Il faut diluer l’huile essentielle dans un peu d’huile végétale et ajouter de l’émulsifiant ce qui créera une émulsion plus ou moins fine capable de se diffuser dans l’eau (généralement, l’huile essentielle est toujours diluée dans de l’huile végétale).

Exemple (pour 500 g de mix) : 10 gouttes d’huile essentielle + 10 ml d’huile végétale + 5 gouttes d’émulsifiant. Après avoir bien mélangé ces trois matières, vous pouvez les introduire dans les oeufs.

A NOTER : pour des pêches en eaux froides, vous devrez augmenter la quantité d’émulsifiant pour compenser l’augmentation de viscosité de l’huile, et ainsi faciliter la dispersion de l’émulsion huileuse.

Les huiles de trempage

En fait, ce sont des arômes dont le solvant est liposoluble (huile de soja par exemple). Elles peuvent contenir des huiles essentielles ou certains composés aromatiques particuliers (fraise, chocolat…). Leur densité étant inférieure à celle de l’eau, elles possèdent comme les huiles essentielles, la propriété de flotter et sont d’ailleurs plus faciles à doser que ces dernières.

Elles ont été conçues pour réaliser des trempages de longue durée, afin d’apporter aux bouillettes le maximum de diffusion et d’attraction. Les huiles complexes sont émulsionnables et libèrent progressivement les additifs qu’elles contiennent.

Un émulsifiant

L’ émulsifiant est une molécule chimique permettant la solubilisation d’un mélange lipophile (ayant une bonne affinité avec l’huile) dans un mélange hydrophile (ayant une bonne affinité avec l’eau). L’inverse, une émulsion eau dans huile, est également possible. La réalisation d’une émulsion n’est possible qu’en milieu liquide. Par conséquent, l’ajout d’un émulsifiant dans une bouillette, c’est à dire dans un milieu solide, se révèle inutile ! A contrario, l’ajout d’un émulsifiant dans une huile de trempage présente un intérêt certain.

Les lécithines sont des phospholipides du règne végétal et animal. Il s’agit de dérivés du glycérol sur lequel sont greffés des acides gras. Du fait de leur coût relativement bas, les lécithines sont parmi les émulsifiants les plus utilisés dans le domaine alimentaire. Généralement, la lécithine utilisée en alimentaire est un sous-produit de la fabrication de l’huile de soja. Elle est extraite sous forme de gomme. Avant extraction, l’huile de soja contient environ 2% de lécithine. Le jaune d’œuf en contient également une grande quantité, c’est la raison pour laquelle l’œuf a des propriétés émulsifiantes excellentes. Ces propriétés sont notamment exploitées lors de la fabrication de la mayonnaise. En biscuiterie, la lécithine permet une meilleure répartition des graisses dans le mélange, et donc une meilleure homogénéité de la pâte. Du fait de sa nature lipidique, la lécithine va se retrouver dans les farines de soja non déshuilées. Celles-ci sont souvent commercialisées sous forme cuite car le soja cru contient une enzyme qui le rend peu digeste et cette enzyme est détruite à la cuisson.

Utiliser de telles farines permet sans nul doute d’obtenir une pâte plus facile à travailler, tout en apportant un goût canon ! Utilisée dans ce but, la farine de soja peut effectivement remplacer une partie de la lécithine.  Mais en ce qui concerne la diffusion des arômes et huiles contenues dans la bouillettes, la lécithine contenue dans la farine de soja ne sert strictement à rien !

Explication / Pour permettre la diffusion d’une huile essentielle par exemple, l’émulsifiant doit être mis en contact avec cette huile, ainsi qu’avec de l’eau, et subir un traitement visant à obtenir une émulsion. Ce traitement consiste à soumettre le mélange à une pression importante ce qui permet de réduire la taille des globules de matière grasse et de faciliter l’action de l’émulsifiant. Ceci ne peut être obtenu qu’en milieu liquide. Une solution intermédiaire consiste à mélanger l’émulsifiant et les huiles dans les œufs, et à agiter vigoureusement pendant une dizaine de minutes afin de casser au maximum les globules de matière grasse. La diffusion des huiles contenues dans les bouillettes en sera qu’améliorée.

LE DRUIDE n’utilise jamais d’émulsifiant dans les œufs car, comme il l’a rappelé, ceux-ci contiennent déjà une forte proportion de lécithine ce qui suffit à son avis à émulsionner les graisses. Et de toute façon, l’émission obtenue est très imparfaite.

En revanche : l’usage de «vraies » émulsions en trempage lui paraît très intéressante dans le cas des huiles essentielles, qu’il s’agisse d’agrumes ou de toute autre huile essentielle car, elles permettent d’obtenir des huiles essentielles  à 100% solubles dans l’eau. Nous savons que les huiles essentielles ont des propriétés qui ne se limitent pas seulement à leur odeur. Ce type de procédé permet de véhiculer ces principes actifs dans l’eau.  La carpe pourrait ainsi y avoir accès « à distance », et pas simplement lors de l’ingestion de bouillettes.

FACTEURS DÉTERMINANT L’ATTRAIT D’UN APPÂT

La durabilité

C’est à dire la capacité à rester attractif après plusieurs jours d’immersion, elle s’obtient principalement par l’aromatisation à cœur. Elle s’avère indispensable car elle permet aux appâts de rester attractifs même après plusieurs jours d’immersion. La nature de l’arôme à utiliser peut varier, mais il semble préférable d’utiliser les moins solubles dans l’eau, car ils permettent une diffusion lente (et donc à long terme). Le recours aux huiles essentielles, dans cette optique paraît très intéressant.

L’instantanéité

C’est la faculté d’un appât à exercer un puissant attrait et immédiat sur le poisson. L’instantanéité d’un appât est essentiellement obtenue par les nappages. On a souvent tendance à associer le mot nappage à la seule huile de trempage. Un nappage est en fait un liquide de trempage dont la composition peut être extrêmement variée. L’attrait de ce dernier est en effet fortement lié  à la diffusion des substances qu’il véhicule. Par conséquent, plus les modes de diffusion des constituants du nappage seront variés, plus l’appât se révélera polyvalent et performant. On a donc intérêt à y combiner des arômes dont le solvant est différent. Le mélange huile de trempage ou huile essentielle avec un arôme hydrosoluble (sur base alcool éthylique par exemple) est dans ce cas précis particulièrement recommandé.

PRINCIPES DE DIFFUSION DES ARÔMES

Prenons le cas d’un arôme sur base alcoolique utilisé seul en trempage : Une fois l’appât immergé, la diffusion de l’arôme s’effectue principalement à l’horizontale, au ras du fond.

Si le nappage contient en plus une huile de trempage ou un arôme sur base huileuse, la diffusion s’effectuera à la fois horizontalement et verticalement. Les gouttelettes  d’huile, de densité inférieure à l’eau, tendent à remonter vers la surface. Cette combinaison particulière accroît l’attrait de l’appât en le rendant à la fois perceptible par des poissons stationnant au ras du fond ou entre deux eaux.
De plus, si le mélange d’arômes permet, d’optimiser la diffusion, il permet d’introduire en outre dans la bouillette un nombre plus important de molécules différentes.

Plus ce nombre est important et plus vous avez de chance qu’au moins une de ces molécules ait un effet stimulant sur la carpe. Les huiles de trempage du commerce combinées avec des parfums classiques (spice, chocolat…) forment d’excellent nappage.

CONCLUSION

N’hésitez pas pour vos nappages à mélanger vos restes d’arômes avec des huiles de trempage des sweetners et d’autres attractants tels que les acides aminés. Méfiez-vous cependant des surdosages et privilégiez la diversité sur la quantité. Ne négligez pas pour autant l’aromatisation à cœur, elle s’avère primordiale pour la durabilité de l’appât.

Les acides aminés

 D’abord, contrairement à une idée reçue, la cuisson ne dégrade pas les protéines, mais les dénature. Sans rentrer dans les détails, la dénaturation correspond uniquement à un changement de forme de la protéine. La cuisson n’a donc pas pour effet de produire des acides aminés. Un exemple connu de dénaturation est la coagulation du blanc d’œuf (albumine) qui assure la fermeté des bouillettes et a pour effet indésirable la formation d’une pellicule relativement imperméable autour de celles-ci. Le caillage sous l’effet de l’acidité dans les yaourts est un autre exemple de dénaturation.

La dénaturation, et donc la cuisson, a pour effet de rendre les protéines plus facilement assimilables. C’est une des raisons pour lesquelles les graines cuites doivent être préférées aux graines trempées lors d’amorçages massifs. Même s’il y a beaucoup de poisson blanc, dix brèmes et deux carpes valent mieux qu’un capot.  Par contre, il est vrai que les différentes farines utilisées dans la conception des Mixs ( qu’elles soient d’origine animale ou végétale ) contiennent également des acides aminés libres, mais cette quantité est négligeable par rapport à celle apportée par des hydrolysats de protéines ou par certains extraits comme les extraits de foie. De plus, sauf dans les Mixs contenant une forte proportion de farine de poissons, les acides aminés libres sont des acides aminés d’origine végétale qui sont, par expérience, moins attractif que ceux d’origine animale.

Par rapport aux protéines, les acides aminés présentent de nombreux avantages. Sous certaines formes, et à l’inverse des protéines, ils sont solubles dans l’eau et donc susceptibles de véhiculer un message chimique à grande distance de vos appâts. Ce message est bien plus efficace lorsque les acides aminés sont associés à certaines substances solubles dans l’eau comme la bétaïne HCL ou mieux encore certains sucres.

Au niveau gustatif, les acides aminés sont souvent très marqués. Ils possèdent en quelque sorte leur propre arôme. L’emploi d’hydrolysats de protéines en nappage, sans arôme donne d’ailleurs de bons résultats.

Enfin, les acides aminés, parce qu’ils n’ont pas à subir de digestion sont directement assimilables par l’organisme. Lorsque les eaux sont froides et que le métabolisme des carpes est ralenti, cette caractéristique est primordiale car elle évite au poisson une dépense d’énergie superflue.

En conclusion : les hydrolysats de protéines, qui sont apparus il y a plus d’une dizaine d’années sous des noms tels que Minamino et autre Ambio se sont imposés comme des additifs de premier choix. D’autres hydrolysats, comme les hydrolysats de protéines de poisson ( attractant crustacé, etc…) sont venus depuis élargir le choix. Ces produits ont permis sans nul doute de franchir un cap dans le domaine des appâts. S’il est vrai que les bouillettes toutes faites deviennent de plus en plus performantes, L’usage de tels additifs, même uniquement dans les bouillettes d’eschage permet réellement de se démarquer. Il ne serait pas judicieux de s’en passer.

La bétaïne

Qu’est-ce que la bétaïne ?

Il en existe deux sortes, la chlorhydrate (HCL) et la version anhydre (TMG) à ne surtout pas confondre avec la citrate de bétaïne.

L’anhydre est la plus intéressante, c’est un dérivé de la glycine, un acide aminé isolé généralement extrait de la betterave sucrière.

On retrouve de la bétaïne dans de nombreux aliments tels que : la betterave, le son de blé, les germes de blé, certains crustacés, coquillages, levures, champignons, la moule à lèvres vertes (Nouvelle Zélande ), la meilleure restant la version non-dégraissée, les poissons…

Elle est aussi bien connue des professionnels de la bouillette sous le nom de triméthylglycine (TMG).

Réellement découverte en 1860, dans notre pratique c’est l ‘HCL qui a fait son apparition en premier sur le territoire Français. En 1997, un excellent pêcheur britannique est venu nous vanter son incroyable efficacité dans un célèbre magazine.

La Bétaïne un ingrédient révolutionnaire ?

Pour ma part, elle l’est devenue. J’ai appris à l’utiliser et sûrement pas en mettant quelques grammes dans un Mix ou autres trempages inadaptés. Les deux versions sont parfaitement solubles donc, pas inintéressantes mais doivent être associées à d’autres éléments pour réellement devenir attractives. Cette information nous avait d’ailleurs été transmise plus tôt par Mr Limouzin dans la pêche et les poissons en 1983 et de mon côté, confirmé par Mr Gauthier des laboratoires Gauthier (Guerl)

À titre d’exemple:

* L’acide L-glutamique, la L-arginine et la glycine ne sont pas très efficaces en termes de propriétés attractives, mais ces substances deviennent très efficaces mélangées avec de la glycine bétaïne ou de l’inosine.

Alain était un avant-gardiste et d’ailleurs le seul à avoir commercialisé la forme anhydre à l’époque et curieusement absente des étales britanniques ? À l’heure actuelle, elle est désormais gardée sous silence et utilisée discrètement par toutes les meilleures firmes de billes… Oupsssss !!!

Car :

La dégradation de la TMG donne la triméthylamine, qui donne son odeur caractéristique au poisson pourri, cette molécule très performante est utilisée dans nos fameux arômes Monster crab et autres…

La TMG est l’analogue azoté du diméthylsulfoniopropionate (DMSP) des expériences électrophysiologiques ont d’ailleurs révélé que le DMSP stimulait le sens olfactif de la carpe beaucoup plus fortement que la glutamine.

Les spécialistes de l’alimentation de carpes koï au japon ne diront pas le contraire.

 

Utilisations courantes de la HCL:

Dans les bouillettes, le dosage étant de seulement trois grammes pour 500 grammes de MIX, je ne vois pas l’intérêt de l’inclure aux farines (mauvaise répartition). Si vous souhaitez vraiment le faire, ajouter à votre MIX des ingrédients qui en contiennent beaucoup comme le son de blé, germes de blé, GLM, Robin-red …

Pour plus d’efficacité, ajouter le HCL aux œufs de la façon suivante : 3 grammes de bétaïne dissout dans 15 ml d’eau minérale (car elle ne contient pas de chlore).

Pour augmenter sa diffusion, n’hésitez pas à utiliser des ingrédients solubles dans votre mélange (lait en poudre, PPS, hydrolats) et a l’aéré avec une granulométrie intéressante ( bird-food, chènevis…); Elle résiste à de hautes températures donc n’hésitez pas ! (Par contre : une cuisson vapeur ne délave pas !)

Cette solution liquide possédant un pH bas, crée un signal alimentaire acide plus ou moins important dans un plan d’eau ou la rivière où elle est utilisée. Dans une moindre mesure, le poisson dépend de la détection de ces signaux acides émis naturellement par son milieu, car ils leur permettent de trouver leur nourriture qui excrète de nombreux acides aminés, le poisson à la capacité de détecter ces derniers en quantités infinitésimales à l’aide de son puissant système olfacto-gustatif.

Même si cette solution n’est pas la plus mauvaise, elle est loin d’être la plus efficace, car, acidifiée avec de l’acide citrique ou autres, elle produirait le même effet (changer le ph). Nous avons la possibilité d’imiter ce message attractif en le recréant artificiellement et de façon plus appropriée avec de la TMG et de nombreux acides aminés dans nos appâts. Ce déclencheur générera un changement de pH localisé soit, mais indiquera également à la carpe qu’il y a potentiellement une source de nourriture disponible dans le secteur nécessitant de plus larges investigations de sa part, donc par la même occasion, il fera stationner le poisson beaucoup plus longtemps sur vos postes.

La bétaïne et certains acides aminés libres permettent aux nutritionnistes spécialisés de donner un goût agréable aux appâts, pendant tous les différents stades de croissance des poissons. Il faut tout de même savoir que les AA ont tous un goût bien spécifique que la carpe semble apprécier, quand on les connaît, on a déjà un peu d’avance.

L’ anhydre ( TMG ) ou l’or blanc

L’ anhydre est une poudre pure dépourvue d’eau et complètement libre des excipients. La bétaïne est habituellement présente dans les suppléments sous la forme de chlorhydrate de bétaïne HCL. Cependant, ce composé est désigné comme une source (d’acide chlorhydrique) pour les personnes voulant avoir à soutenir le maintien d’une acidité normale dans l’estomac, la carpe n’en possédant pas… Des acides forts, tels que l’acide chlorhydrique, convertissent la TMG en divers sels.

L’acide chlorhydrique donne par exemple : la forme de chlorhydrate de bétaïne HCL

À retenir:

Les bétaïnes sont utiles pour l’osmorégulation ou la cryoprotection, ces molécules permettent à une majorité d’organismes de résister au froid ou au sel, elle est d’ailleurs utilisée en Suisse sur les aérodromes militaires pour le dégivrage rapide en hiver, donc je vous laisse faire le rapprochement…

Le sel (chlorure de sodium) mélangé à de la bétaïne équivaut à peu de choses près au citrate de bétaïne. En fait en ajoutant du sel et de la bétaïne à outrance dans vos préparations vous créez un puissant laxatif et rien d’autres.

Conseil:

Pour saler vos préparations, remplacez votre sel de table par du sel (fin) de Guérande à la spiruline (non raffiné).

Sans trahir la confiance que m’ont accordé certains Druides jusqu’à présent, j’approfondirais peut-être le sujet la prochaine fois en vous expliquant comment réaliser un trempage adéquat et rendre cette fameuse bétaïne vraiment ACTIVE, s’ils ne m’ont pas banni de leur liste d’amis d’ici là (rires), mais j’en doute fortement, car ils sont vraiment sympathiques.

Petit bonus supplémentaire:

La diméthylpropiothétine (DMPT) est un métabolite d’algue. Il s’agit d’un composé naturel contenant du soufre (thio bétaïne) et est considéré comme le meilleur leurre pour animaux, tant pour les animaux aquatiques d’eau douce que d’eau de mer. Dans plusieurs tests en laboratoire et sur le terrain, le DMPT apparaît comme le meilleur stimulant inducteur d’aliments jamais testé.

Le DMPT améliore non seulement la consommation alimentaire, mais agit également comme une substance soluble dans l’eau semblable à une hormone. Le DMPT est le donneur de méthyle le plus efficace disponible. Il améliore la capacité à faire face au stress associé à la capture / au transport du poisson et des autres animaux aquatiques.

NOTE / Cette substance est aussi utilisée en silence par de nombreuses entreprises d’appâts.

IMPORTANT : N’oubliez jamais qu’un appât médiocre sur un bon poste sera toujours plus prenant qu’un excellent appât dans un « NO CARP LAND ».

Le DRUIDE : ANONYMOUS 

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