L’ APPÂT NE FAIT PAS TOUT (mais il y contribue)

 

L’appât ne fait pas tout (mais il y contribue)

 

 S’il est un des aspects particuliers de la pêche de la carpe qui noircit autant de pages, qu’il fait user de la salive aux carpistes, c’est le sujet des appâts.

Tous pêcheurs confondus, quelques soit la technique, (coup, anglaise, carpe etc…) portent un intérêt aux appâts, les carpistes n’y font pas exception, ils sont même peut-être, les plus vulnérables d’entre tous.

Si j’emploie le mot vulnérable, c’est exprès, tant au travers des revues, ou sur le net, on peut lire, tout et son contraire, il faut aussi dire, que beaucoup d’entre-eux ne sont pas passés par la case départ, c’est-à-dire la pêche au coup, essence de tout, là où tout commence, et ont démarré directement par la pêche de la carpe.

Certes, il n’est pas obligatoire de suivre un cursus dessiné d’avance, et on peut faire un honnête carpiste, sans avoir pêché au coup ou à l’Anglaise, mais ça aide, car l’une des bases de la pêche au coup est la connaissance, ou une certaine connaissance des farines, des amorces, et surtout de leurs utilisations.

L’amorce n’est autre que le Mix à bouillettes utilisé

Évidences

 Cela, est une des bases de la pêche en eau douce en général, et donc de la pêche de la carpe. J’irai même plus loin, dans la pêche au coup, tous types de poissons sont susceptibles d’être pêchés, il faut donc pour un pêcheur au coup, connaitre une large palette d’appâts différents, d’origine animale ou végétale, d’amorces différentes, de farines différentes et leurs caractéristiques individuelles, leurs interactions, la manière et le moment où elles doivent être utilisées et l’attrait qu’elles ont sur chaque poisson…

par exemple : la pêche à la graine, la pêche au rappel, les amorçages de fonds, de surfaces, les effets des amorces, l’utilisation de terre, ou de la pâte, grâce à tout cela, à un moment précis, un pêcheur au coup apprendra petit à petit à cibler un type de poisson particulier, un pêcheur de carpe se doit de connaitre quelques bases s’il veut cibler le seul poisson qui l’intéresse, à savoir la carpe.

Bouillettes « cubes » base arachide (30/35%)

La science des appâts

Quoi que l’on dise, il existe une science des appâts, une science qui ne s’acquiert pas dans des cours de chimie, comme le pensent certains fabricants d’appâts, mais bel et bien au bord de l’eau, avec l’expérience, l’observation, une science qui n’est rien si l’on ne prend pas conscience que l’on doit obéir à la nature afin de mieux la piéger, car à la fin, c’est le poisson qui décide.

Un conseil, pour les jeunes qui veulent apprendre une certaine science des appâts, orientez-vous plutôt vers les pêcheurs au coup de compétition, ils vous en apprendront bien plus que la plupart des carpistes, car ils ont appris à pêcher en fonction de plusieurs espèces de poissons, et pas que pour un poisson, ils connaissent bien mieux que la majorité des carpistes les inter-réactions des poissons entre eux.

L’utilisation des appâts, là est la question, car s’il est un fait, c’est que des produits sont plus performants que d’autres, plus sélectifs aussi, on peut au premier abord considérer que si l’on a de bons produits, sélectifs, on aura de bons appâts, mais après, mettez le meilleur violon dans les bras d’un manchot (il n’en a qu’un) pas un son ne sortira, il en va de même pour les appâts.

La Base

La première base, est de connaitre les différentes farines, graines, et produits susceptibles de faire une amorce, ensuite, toujours avoir des produits frais, cela parait tellement évident, couché sur le papier, et pourtant, combien d’appâts n’ayant plus l’attrait qu’ils devraient avoir sur le poisson sont jetés à l’eau, avec parfois un effet répulsif ?

La connaissance des farines peut s’apprendre, soit par le biais de livre, soit au travers d’internet, mais pour un débutant ( voir un habitué) il ne faut pas tomber dans le piège des % de vitamines, de sels minéraux, ou d’acides aminés, se cantonner au pourcentage de protéines sera largement suffisant, connaitre les effets mécaniques d’une farine, + ou – collant, + ou – sapide, + ou – nourrissant, + ou – gras, les effets possibles sur le poisson, favorisant la digestion, ou d’ordre laxatif par ex, sont déjà une bonne base, au besoin, il y a des recettes toutes faites qui circulent sur le net ou dans certaines revues, recettes que le débutant pourra mettre en application pour se faire la main.

Bouillettes et Mix en guise d’amorce, tout à l’identique !

Le bon choix …

Ensuite il y à l’emploi de tel ou tel appât, vais-je amorcer avec des billes pures, fraîches et tendres, ou au contraire séchées et dures, de quel diamètre, toutes du même diamètre, ou un mélange de plusieurs diamètres, un type de billes ou plusieurs, sur une base carnée, ou 100% végétale, cela en fait des questions, uniquement pour le choix ou non d’une bille, on peut compliquer un peu, en variant sur la quantité, compliquer encore en jouant sur la surface amorcée, et compliquer encore, si l’on mélange à cela des graines ou non, et quel type de graines, compliquer toujours si l’on décide d’utiliser de l’amorce, la variété de l’amorçage s’élargie, continuer à compliquer si l’on regarde la manière d’opérer, doit-on amorcer sur plusieurs jours, une semaine, plus ?

Il est concevable qu’un débutant (ou non) s’y perde, non ?

Pêche d’été, à la bouillette cube fraîche, base chènevis…

Conclusion

Pourtant c’est l’endroit choisi, la période, la population de poissons (toutes espèces confondues) qui orienteront le choix de l’appât et par conséquent de l’amorce et surtout, de la manière d’amorcer.

Cela s’apprend au fil des ans, et même un pêcheur ayant des années de pratiques, en apprendra encore et encore…

 

Christophe Babec

 

 

 

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