LE RETOUR SUR LES BERGES

 

La fin août approche, les vacances se terminent. Je m’apprête à revenir sur un plan d’eau que je connais bien. Cette année je ne l’ai pas encore pêché. Il se trouve en Occitanie, d’une surface de 80 hectares. Après cette vague de chaleur exceptionnelle qui a mis à rude épreuve les lacs, le manque d’eau, le risque de maladie, le pompage, mon choix s’est porté sur ce dernier. C’est parti pour de nouvelles aventures…

 


LES CONDITIONS


 Le niveau d’eau a baissé d’un mètre avec l’ouverture des vannes pour réguler le ruisseau et éviter son assèchement. Je ne dévoile pas son nom par respect pour les locaux qui ne veulent pas être envahis le week-end venu. Après plusieurs appels téléphoniques à des amis carpistes, le constat est clair, juillet et août n’ont pas apporté les résultats espérés. Il y avait peu de carpistes, beaucoup de vacanciers (avirons, pédalos, baigneurs), et une eau à 24 degrés. Aujourd’hui le vent du nord s’est levé, Il va faire baisser la température, et peut-être favoriser la mise en appétit de chères mémères.

LE CLOWN EN MODE PROSPECTION…


PRÉPARATION ET COMPOSITION DES APPÂTS


 Dans ce nouvel article je vais insister sur le contenu des appâts. Une chose qui nous échappe quelques fois. Pour l’amorçage je vais utiliser une graine de la famille des graminées :

L’AVOINE ( 60% de glucides, 12% de protéines, 8% de lipides, minéraux, potassium, calcium, vitamines et acides aminés).

LE CHÈNEVIS de la famille des cannabinacées ( 50% de glucides, 23% protéines, 15% fibres, 10% de graisses). Cette graine complète fixe longtemps les carpes sur le coup du fait de sa petite taille. Elle s’insère dans le moindre interstice du fond. Elle ne gave pas le poisson mais lui procure une réelle excitation.

LA NOIX TIGRÉE qui contient une forte concentration de bons lipides, d’acides gras insaturés, glucides lents et rapides riches en oligoéléments. C’est une alternative sur les plans d’eau infestés de poissons-chats.
C’est le cas de celui-ci !!!
 En résumé 2 graines qui provoquent une excitation pour les carpes, et une sélective qui ne plait pas aux poissons-chats.

Ce sera mon amorçage utilisé à l’aide de ma canne à SPOD.

Fidèle aux bouillettes FUNFISHING qui ne m’ont jamais déçu, je vais en utiliser 2 sortes :

LES TIGERS/CHOCOLAT de couleur blanche composées de farines végétales (soja, chènevis grillé, pétales de mais) de bird-food, digestes avec une granulométrie importante qui permet une parfaite diffusion des molécules aromatiques.

LES MOULES/ÉCREVISSES composées d’attractants secrets, mais aussi du RODIN RED, NHDC, hydrolysat de poisson, extrait de krill, farine de saumon, farine de poisson norvégienne. Deux styles de bouillettes qui fonctionnent bien sur ce lac, en cette période de l’année. Je vous ai fait cette fois une description détaillée de mes appâts, maintenant il n’y a plus qu’a les placer au bon endroit.


LE CHOIX DU POSTE


 Le lac a baissé de plus d’un mètre, et la zone à pêcher va être déterminante. Je sonde plusieurs endroits en me rapprochant de la digue. Toute la queue du lac est impêchable car, Il manque trop d’eau. Il n’y a que 50 centimètres environ. Je choisis un poste situé à 800 mètres de la digue, où la profondeur est de 2,50 m à 80 mètres de la berge. Les carpes sont certainement concentrées dans des zones plus profondes.

 


LA PÊCHE SE MET EN PLACE…


 Pour débuter je vais amorcer avec un seau de graines réparties sur mes 4 spots et 1 kilo de bouillettes propulsées au cobra par canne. Je verrais en fonction des touches. Pour contrer les poissons-chats mes billes de pêche sont protégées par mes indispensables bodyguards ( gaine thermo funfishing).

 

 Je viens de terminer l’installation de mon campement, il est 18 heures… la pêche commence. Un léger vent de nord -ouest me fait entendre le doux bruit des petites vagues qui viennent caresser la bordure.


LES PREMIERS DÉPARTS S’ENCHAINENT…


 Je m’aperçois que mon secteur de pêche est squatté par des gros sujets qui sautent et marsouinent. Les touches se produisent le matin entre 6 et 13 heures.

Une reprise de 14 à 17 heures et enfin entre 20 heures et 23 heures. La nuit s’est plus calme.

 Une touche de temps en temps. C’est assez étrange qu’il y ait moins de touche la nuit. J’ai pourtant essayé d’autres appâts et montages. La méfiance, la pression de pêche, les journées du vendredi au dimanche avec beaucoup de campements. Voilà peut-être les principales raisons de ce comportement. Je ne vous détaille pas toutes les journées qui ont été bien chargées en touches.

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LE BILAN DE MA SESSION


 Je viens de passer une semaine mémorable avec des gros sujets. Un amorçage régulier sans grosses quantités en évitant le maïs qui les a piégées pendant des années. Un mélange gagnant de graines qui les a fortement stimulées. Le temps qui s’est refroidi, l’eau qui a chuté, le poste choisi, la discrétion autour de mon campement…. Par chance le plus proche des carpistes était placé assez loin de mon poste. Voilà tout ce qui a contribué à une session mémorable avec de nombreuses carpes d’un poids très respectable. Très peu de décroches et aucune casse. Des écaillures magnifiques et surtout merci à Dominique qui est souvent venu pour la séance photo. Un lieu, c’est sur qui est coché dans mon planning pour une pêche future.

ALAIN ROUCH dit LE CLOWN

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