Quand la solution se trouve à nos pieds

Quand la solution se trouve à nos pieds

 Dès notre plus jeune âge, ce premier mètre de vie aquatique nous ébahit. Nos yeux s’écarquillent à la découverte de ce biotope que constitue à elle seule la bordure…ça grouille de vie. On y patauge à la recherche d’écrevisses, de divers invertébrés et au vu du matériel spartiate de nos débuts, on doit s’en contenter. Mais bien souvent cette bordure nous donne nos premières sensations et éveille en nous cet engouement pour la pêche.

 

 Cependant nos yeux ne peuvent s’empêcher de lorgner sur cette « Ô combien convoitée » pleine eau, et dès la technique acquise et le matériel adapté, c’est elle qui monopolise toute notre attention. Cette fameuse extrême bordure se voit délaissée lorsque plus tard nous sommes atteints du syndrome de « la berge d’en face ». Elle ne sert alors plus qu’à tester l’équilibrage du dernier montage révolutionnaire longue distance.

 

Quand la solution se trouve à nos pieds

 

 Lorsque le pêcheur prend l’option de pêcher à plusieurs cannes, il y en place une en joker. Bien souvent plus par contrainte que par choix, soit parce que les cannes au large sont déjà bien serrées, soit parce qu’une connaissance a un jour touché au bord, et donc…

« pourquoi pas moi ! »

Quand la solution se trouve à nos pieds

 

Mis à part en stalking , rares sont ceux qui construisent une pêche en extrême bordure sur plusieurs jours. Pourtant on y trouve une profusion de nourriture, d’obstacles de toutes tailles, mais aussi un réchauffement tôt dans la saison, tout cela parfois associé à une différence de substrat, parfois agrémenté de reliquats d’amorce des pécheurs au coup, et si en plus elle est balayée par les vents les raisons de favoriser ce spot sont aussi diverses que variées.

 

Quand la solution se trouve à nos pieds

 

Pas de « systématique » dans cette analyse, mais parfois au vu des arguments de ce premier mètre, c’est là que ça se joue. Si proche de nous physiquement, cette pratique demande cependant une approche différente et un matériel adapté. Oublié le rod-pod clinquant, les barnums à raz de l’eau et les ambiances de kermesse, place au mutisme et au campement austère.

 

Quand la solution se trouve à nos pieds

 

 Le matériel doit être fiable et très résistant car, il doit pouvoir faire face au rush d’une carpe surprise de vous trouver là. Pas de fioriture ni de montage alambiqué. Bénéficiant de l’effet de surprise, un simple montage bien plaqué sur le fond fera l’affaire. Privilégiez des pêches fils détendus avec un frein assez serré afin d’éviter le déboire d’un poisson gagnant librement une bordure trop abrasive.

 

Quand la solution se trouve à nos pieds

 

 Pour ma part dans pas mal de situations quelques mètres de Shockleader + un weed look camo sont le bon équilibre entre la discrétion et la résistance, un hameçon M point AS pour assurer la piqûre et me voilà paré pour l’aventure.

 

Quand la solution se trouve à nos pieds

 

 Niveau appâts, on évite le stéréotype bordure/graine, certes ça peut fonctionner mais une bouillette pourrait faire la différence et sélectionner un poisson d’un tout autre calibre. Les sceptiques seront surpris par le nombre et la taille des prises ainsi que par l’activité de cette extrême bordure.

 

Quand la solution se trouve à nos pieds

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Damien

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