Retour aux sources…

Comme beaucoup de pêcheurs j’ai d’abord forgé mon sens de l’eau en pratiquant différents styles de pêche. Notamment en pratiquant longtemps à la grande canne, et plus particulièrement en canal. C’est donc tout naturellement que j’y ai fait mes premières armes en tant que carpiste.

 

 Cela remonte maintenant à quelques années. Alors âgé de 13 ans et armé de mes deux cannes, et de quelques poignées de billes, j’arpentais essentiellement le canal. Je peux vous dire qu’à l’époque, j’en ai passé des heures à essayer de comprendre ces dames… sans pour autant être couronné de succès. Avec le temps j’ai été attiré par d’autres horizons, et comme pour beaucoup d’entre nous j’ai délaissé mes premiers spots de pêche, et oui quand on a 16/17 ans les carpes nous sont moins intéressantes que les filles. De ce fait j’ai cessé de poser mes cannes sur les canaux pendant pas mal d’années. Durant cette période j’ai pas mal vadrouillé sur différentes eaux. Ce qui m’a permis d’acquérir pas mal d’expérience au gré des rencontres que j’ai pu faire. Tout cela sans pour autant remettre les pieds sur les canaux, le lieu ne m’attirait plus.

 

 

 Il y a peu, et je dois l’avouer un peu par hasard, j’ai retrouvé cette flamme pour les canaux.  À un moment où j’avais l’impression de ne plus avancer dans notre passion. Tous les éléments qui font le succès de prises de poissons, et le climat qui entoure ce style de pêche m’ont remis le pied à l’étrier. Ça y est j’avais de nouveau la dalle, et l’envie de passer du temps au bord de l’eau, quoi qu’il arrive. 

 

 

 Les aficionados du canal ne pourront dire le contraire, l’avantage de pêcher le canal réside principalement dans la tranquillité qu’on y trouve. En effet très peu de pêcheurs s’y attardent du fait de sa difficulté, et l’on se retrouve bien souvent seul à pouvoir prospecter les biefs tranquillement dans son coin. Aujourd’hui mes pêches en canal s’apparentent à ce que j’ai pu faire par le passé en lac. Les biefs, plutôt grands dans ma région, forcent à localiser le poisson et à être mobile. C’est aussi cela qui m’a attiré de nouveau sur les berges des canaux. Le fait de trouver des spots qui semblent être intéressants tout en se demandant si celui-ci va être productif. Cela n’est certes pas aisé, quand on sait à quel point rien ne ressemble plus à un canal qu’un canal. La détection du moindre petit changement de fond, de végétation, la présence de cailloux est primordiale pour moi.

Peut-être même plus que l’approche mise en place.

 

 Bien sûr comme tout le monde je me sers d’internet pour trouver des secteurs intéressants, mais l’essentiel du repérage se passe sur les berges. Lorsque les eaux sont claires, il est prenant de longer des kilomètres de bordures à la recherche de zones potentielles d’alimentation toujours plus intéressantes. Enfin vous l’aurez compris je suis retombé dedans. Le fait de ne pas rester en place à attendre le poisson, et de pouvoir se déplacer rapidement sur un bief d’une zone à l’autre rend ce mode de pêche actif.

 

 

 Rentrons un peu plus dans l’action. Pour ma part même si je suis souvent à aller voir ce qu’il se passe sur le canal, je ne suis pas toujours de ceux qui préparent leurs spots. En fait en dehors de la période hivernale je ne pré-amorce jamais. Déjà pour éviter les surprises en arrivant sur les spots, et je trouve que le poisson est suffisamment actif en pleine saison pour avoir l’opportunité de les piéger un peu partout. J’essaie toujours de placer mes cannes en escalier, comme beaucoup de monde vous me direz. Toujours dans l’idée de couvrir une partie importante de la zone pêchée.

 De ce fait j’amorce toujours de manière assez large, afin de couvrir une bonne zone sans trop en mettre, et le tout avec de petits appâts. J’utilise la plupart du temps uniquement de la bille excepté l’hiver où j’essaie de rendre les spots plus attractifs avec l’utilisation de sticks et de graines. Au niveau des présentations cela varie beaucoup en fonction de ce que je pêche comme spot. Cela va de la simple bille dense sur le fond, en passant par des esches équilibrées, jusqu’au zig. Vous l’aurez compris, rien de bien compliqué, le plus simple reste toujours le plus efficace, en tout cas c’est ainsi que j’ai toujours raisonné.

 

 

 Malgré les années, et le fait que ma vision de la pêche ait changé, ce retour aux sources est plein de fraîcheur. Renouer avec de telles sensations est un pur bonheur. Et aujourd’hui j’essaie autant que possible, de me rendre sur les canaux pour traquer ces dames. Avec la même conviction qu’à mes débuts, que de belles surprises restent toujours à faire, même s’il ne faut pas oublier que les succès restent rares sur ces eaux.

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Jérémie VENANT

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