RETOUR GAGNANT DANS L’HÉRAULT

 

 Nous sommes au mois de juin et il fait chaud à TOULOUSE. J’ai des envies de pêche malgré cette température exceptionnelle. Ou aller? Dans le Gers, les Landes, La Haute-Garonne, L’Hérault, Le Gard, L’Ariège? J’ai une idée, je prends mon téléphone  et j’appelle un ami pour lui demander son avis concernant ma destination pour une session de 4 jours. Bien sûr comme c’est un carpiste motivé, il choisit tout de suite l’Hérault comme département. Nous l’avions déjà pêché ensemble et il en a gardé un très bon souvenir.

 


LA PRÉPARATION


 

 Une session de 4 jours seul demande beaucoup de réflexion, de préparation. Il ne faut rien oublier. Il faut tenir compte de la météo pour la pêche et la conservation des aliments. Je vais utiliser des produits locaux. Il faut savoir faire travailler les gens du cru plutôt que d’amener des stocks de nourriture.

 


LES APPÂTS


 

 Je vais utiliser des bouillettes denses et des pellets. Des bouillettes FUN FISHING carnées parfum moule/écrevisse. J’avais remarqué que sur cette gravière qui n’a pas de poisson-chat, ce parfum fonctionne bien. Je n’utiliserai pas de graines ni de pop- up. Tous mes montages seront armés de 2 bouillettes en tandem de 18 mm et le tour est joué. J’amène 20 kilos de pellets et 30 kilos de bouillettes. On ne sait jamais.

 


C’EST PARTI


 

 Je pars le dimanche matin après avoir pris des renseignements auprès de mes amis locaux. Le lac n’est pas blindé comme c’est souvent le cas. Tant mieux. Après plusieurs heures de voyage, j’arrive à l’entrée de cette gravière mystérieuse. Je ne dévoilerais pas son nom , comme d’habitude par respect pour les pêcheurs locaux. Le poste qui m’intéresse est libre. Pas le temps de traîner, je me dirige vers cette avancée avec prudence. La descente est délicate, remplie d’ornières. Ça y est je suis au bord de l’eau. Je savoure ce moment comme à chaque fois. Cette étendue d’eau magnifique me fascine.

 

Un plan d’eau magnifique

 

 Je monte mon biwy et je gonfle mon bateau. Je vais voir le carpiste à ma gauche à environ 200 mètres. Je le connais, il vient souvent faire des pêches de journée. Après un long moment a papoter, je regagne mon campement. Il fait beau en cette première journée. Installé dans mon level je réfléchis à ma stratégie de pêche. Nous sommes dimanche et tous les pêcheurs commencent à partir.

 

MON CAMPEMENT

ALLEZ, ÇA PÊCHE !


 

 Le poste est composé d’une petite baie sur ma droite. À environ 80 mètres des hauts-fonds très prononcés. C’est un poste si on le pêche bien, qui offre beaucoup de départs. Mais attention il faut choisir la bonne hauteur. Les carpes ont tendance à se coller au fond contre la pente et les dreissènes  provoquent des casses. Quand on a un départ, si c’est bloqué, il faut reposer la canne sur le rod-pod frein libre et on attend que la carpe change de place. En principe ça marche bien. Je place mes deux cannes sur ces hauts-fonds. Mon deuxième rod-pod est placé face à moi. Mes 2 montages sont envoyés à 90 mètres devant une forêt immergée qui a été mise là pour servir de frayère. C’est un bon spot mais attention aux casses. En résumé je pêche une zone de tenue et une zone de passage.

 

Le poste dans la baie

Le poste en pleine eau

PREMIÈRE NUIT CALME


 

 Je profite de cette soirée étoilée devant un bon repas. La température est clémente. Que ça fait du bien de pouvoir repêcher après plusieurs mois de confinement. Il y a un peu d’activité avec 2 ou 3 sauts au loin. J’ai placé des repères sur mes spots.. Le règlement dans l’Hérault autorise le bateau à condition que l’on pêche à pas plus de 80 mètres avec des repères du commerce. Dans la nuit vers 2 heures du matin, un départ me réveille. C’est une commune qui me livre un combat tout en puissance pour finir dans mon filet. Il n’y aura plus rien de la nuit.

 


DEUXIÈME NUIT BLANCHE


 

 Le vent s’est levé ( Mistral ) avec des rafales à 45 kilomètres/ heure. La journée sera calme. Dans la soirée quand le vent se calme je change mes appâts et je fais un amorçage assez important. Je passe quelques coups de fil à mes amis. Ensuite je consulte CARPE MAGAZINE en ligne. Un départ violent m’indique que C’est l’ouverture des hostilités. Les départs vont s’enchainer toute la nuit. Le temps de combattre, de retendre les lignes, les heures défilent. Le jour commence à se lever et je n’ai pas encore dormi. Ce sont des moments fatigants mais très appréciés. C’est pour ça que notre pêche est devenue une passion.

 

Cette commune mesurait 1 mètre

 


TROISIÈME NUIT, ENCORE BLANCHE …


 

 Après un peu de repos et un petit déjeuner tardif, je prépare de nouveaux montages pour pallier à une casse, un défaut à mes hameçons ou bien une usure de mon nylon. La journée j’aimerais bien me reposer pour récupérer un peu mais il fait chaud et les mouches sont pénibles. L’eau du lac est à 25 degrés, j’en profite pour me rafraîchir. Dans l’après-midi un départ hors norme  d’un poisson qui se déplace très vite sur ma droite m’oblige à sauter dans mon zodiac. Le combat dure plusieurs minutes. Une carpe amour rejoint mon épuisette après avoir effectué plusieurs sauts. Mon voisin de gauche me rejoint sur mon poste et à l’aide de mon portable il me fait plusieurs photos dans l’eau. Les carpes amour sont fragiles et moins on les manipule mieux c’est. C’est un poisson très puissant qui saute dans l’épuisette. Ça surprend. Je l’oxygène longuement avant de la libérer. Tout va bien elle regagne le fond.

 

 

Cette troisième nuit sera encore courte Plusieurs départs avec même une casse dans les arbres. C’est le jeu, on ne peut pas gagner à tous les coups. Entre 23 heures et 5 heures du matin je n’ai pas dormi. Ici les carpes sont collées au fond pendant tout le combat, surtout les communes. Cette fois-ci se sont en majorité des miroirs qui ont mordu. De belles photos en perspective.

 


LE BILAN DE MA SESSION


 

 J’ai très peu dormi. Je vais repartir fatigué mais quel pied. Des beaux poissons entre 12 et 20 kilos avec une carpe amour superbe. A part la chaleur et le vent aucune galère. Je suis en train de plier tout le matériel qui n’a pas souffert des intempéries. Par contre les cannes, les moulinets et le nylon ont été mis à rude épreuve. Je consulte la météo et je constate que dans l’après-midi est annoncé un gros orage. Il est urgent de plier. Avant de partir je fais un dernier tour sur mon poste pour voir si tout est propre et si je n’ai rien oublié. Je pense que je reviendrais sur ce site superbe pour retrouver mes amies carpes.

 

ALAIN ROUCH  dit  LE CLOWN

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*